Communiquer avec les amis et les collègues
Une amie a reçu un diagnostic de maladie limitant l’espérance de vie. Nous ne sommes pas très proches, mais nous nous entendons bien. Est-ce que je devrais la contacter? Comment devrais-je m’y prendre?

Si vous sentez que vous aimeriez vous rapprocher de cette personne, nous vous incitons à le faire. Personne ne sait mieux que vous ce qui vous convient à vous et à votre amie : un courriel, un appel, une carte ou un cadeau (par exemple : un livre, une petite plante ou un bouquet de fleurs).

Si vous préférez lui écrire ou lui parler, vous vous demandez peut-être quoi dire. Pourquoi ne pas commencer par lui dire ce qui habite votre esprit et votre cœur? Dites-lui que vous pensez à elle et que vous aimeriez savoir comment elle va. Soyez honnête et restez vous-même.

Soyez ouvert à n’importe quel sujet que soulève votre amie. La plupart des gens donnent des indices : soyez à l’affût des signaux vous indiquant les sujets dont elle a envie de parler et ceux qu’elle préfère éviter.

La grande question : doit-on parler ouvertement de la maladie ou faire comme si elle n’existait pas? Éviter complètement de parler de la maladie vous rendra probablement mal à l’aise. Il n’existe pas de recette magique dans ces situations puisque chacun vit sa maladie à sa façon, de même que sa façon d’aborder la mort, un peu plus tard. Toutefois, si vous avez d’autres occasions de parler à votre amie, . Pensez à ce dont vous aimiez discuter avant sa maladie.

Si vous offrez votre aide, écoutez les signaux que vous envoie votre amie et peut-être aussi ceux de ses proches parents et amis. Soyez réaliste en offrant du temps, et tenez compte de vos capacités. Laissez votre amie et ses proches vous faire des suggestions : ils sauront vous dire ce qui est utile et ce qui ne l’est pas.

Il est bon de réfléchir à ce que vous pouvez faire, mais il est aussi bon d’être conscient de ce qu’il ne faut pas faire. Par exemple, si votre amie vous fait part de toutes ses émotions ou parle de sa difficulté à accepter ce qui lui arrive, écoutez-la attentivement. Évitez de lui dire de rester positive ou que « ça ira mieux », autrement vous risquez de la voir se refermer sur elle-même.

Il est aussi important de ne pas donner à votre amie de conseils non sollicités sur ce qu’elle devrait faire ou ne pas faire. En voulant aider, il nous arrive de faire des suggestions qui valent pour nous, mais pas pour quelqu’un d’autre. N’oubliez pas que ce que vous confie votre amie devrait rester entre vous, à moins qu’elle ne vous demande d’en parler à une autre personne.

Les gens ont besoin qu’on les accepte pour qui ils sont et comme ils sont. Votre souhait d’accompagner votre amie sur une route sinueuse nécessite de l’ouverture, de l’honnêteté et de la sensibilité de votre part. N’oubliez pas dans tout cela de prendre bien soin de vous-même et de tenir compte de vos propres besoins, sentiments et réflexions.

Souvenez-vous que les besoins et les souhaits d’une personne peuvent changer du tout au tout d’un moment à l’autre. Plus la maladie progresse, plus votre amie pourrait vouloir limiter le nombre de visiteurs ou rester seule plus souvent. Il se peut alors que son cercle de parents et amis se rétrécisse à mesure que son énergie et ses réserves s’amenuisent.

Il est important pour votre amie de sentir qu’elle peut choisir qui l’aidera à faire quoi. Respectez ses choix et dites-lui que vous comprenez et que vous êtes là si elle a besoin de vous.

Voir aussi : Quoi dire? et Conseils pour les visites